EXPÉDITION II_ Le Cri de L’Eophone

EXPÉDITION II

Sur les traces du Cri de L’Eophone


 

Navigateur:             Victor Turpin

Voilier:                   Rossinante

Date:                       19 septembre – 14 Novembre 2015

Lieu:                        Douarnenez-Lanzarote- Leeward Islands

Trajectoire planifiée:            JAUNE

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A bord du Rossinante, voilier de 6,50 mètres, Victor Turpin (océanographe et navigateur) permet à l’enquête de continuer à travers l’Atlantique.

Du 19 septembre au 14 Novembre 2015, il partira sur les traces de l’éophone. Ce premier instrument de relevé océanographique, à l‘existence énigmatique, aurait été lâché dans les profondeurs de l’Atlantique tropical en 1799 par Benjamin Thompson.  Vingt ans plus tôt, un vaisseau revenant d’Afrique avait capturé, dans la même région, un échantillon d’eau à 1100 mètres de profondeur. La température de l’eau prélevée indiquait 12°, contrastant fortement avec les 29° de l’eau de surface.

“L’éophone remonte à la surface tous les 72 ans.”

 

Thompson aurait alors inventé une sonde, l’éophone, digne d’un dessin de Jules Verne qui devait enregistrer les variations de salinité et température des eaux à différentes profondeurs de l’Atlantique, à travers les siècles.

L’éophone remonte à la surface tous les 72 ans. Il est équipé, en son sommet, d’un petit pavillon à l’intérieur duquel, le vent s’engouffre et le fait siffler. Son cri perçant devant attirer les marins.
Or, lors de ces dernières remontées, personne ne trouva aucune trace de l’éophone. La troisième présence à la surface étant prévue pour 2015, Victor Turpin, est parti à travers l’Atlantqiue afin de le retrouver.

 

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La découverte d’un éophone serait une source d’informations sans précédent, donnant accès à une mémoire de l’océan et par là même, du climat.
En effet, les océans, en interaction constante avec l’atmosphère et les glaces liés par un mécanisme complexe, jouent un rôle primordial dans l’équilibre du climat. La circulation océanique globale par exemple, permet d’assurer le transfert des flux de chaleur des tropiques  aux pôles. Les eaux chaudes de l’océan tropical (indien et atlantique) sont transportées par des courants de surface jusqu’à l’océan Arctique, où, en raison de basses températures et du sel que rejette la glace de mer lors de sa formation, les eaux deviennent plus denses et plus salées (Anne-Marie Lezine, Pour la science, 2000). Les eaux plongent ainsi vers les profondeurs pour débuter un voyage de mille cinq cent ans environ, distribuant la chaleur à travers les océans.

 

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