View of the installations

LES DRYADES

Une collaboration avec Crystal Bennes & Tom Jeffreys,

Bibliothèque de Biologie-Chimie-Physique Recherche, Université Pierre et Marie Curie, Paris

De la région parisienne à la Laponie, une exploration des variations climatiques par le point de vue d’un arbrisseau nain. Il y a 11 500 ans, une vague de froid fige l’Europe. Tandis que les derniers mammouths périssent, une fleur blanche, observée de nos jours en Arctique, recouvre les paysages gelés. Cette installation présente une double expédition sur les traces des dryades.

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Dryas Octopetala, 100x150cm, Vitrophanie, 2015

 

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Dryas Octopetala, 100x150cm, Vitrophanie, 2015

 

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Tracé des expéditions sur les traces passées et présentes des dryas octopetala

 

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ICI POUSSAIENT LES PLANTES DE LA TOUNDRA ARCTIQUE, Ile-de-France, Rueil-Malmaison, 2015 Rayographies de paysages colonisés par les dryades octopetala durant la glaciation du Dryas Récent (10.800 à 9500 av. J.-C) Rayogram, 19 x 13 cm, Ile-de-France, 2015

 

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ICI POUSSAIENT LES PLANTES DE LA TOUNDRA ARCTIQUE, Ile-de-France, Rueil-Malmaison, 2015 Rayographies de paysages colonisés par les dryades octopetala durant la glaciation du Dryas Récent (10.800 à 9500 av. J.-C) Rayogram, 19 x 13 cm, Ile-de-France, 2015

 

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ICI POUSSAIENT LES PLANTES DE LA TOUNDRA ARCTIQUE, Ile-de-France, Rueil-Malmaison, 2015 Rayographies de paysages colonisés par les dryades octopetala durant la glaciation du Dryas Récent (10.800 à 9500 av. J.-C) Rayogram, 19 x 13 cm, Ile-de-France, 2015

 

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ICI POUSSAIENT LES PLANTES DE LA TOUNDRA ARCTIQUE, Ile-de-France, Rueil-Malmaison, 2015 Rayographies de paysages colonisés par les dryades octopetala durant la glaciation du Dryas Récent (10.800 à 9500 av. J.-C) Rayogram, 19 x 13 cm, Ile-de-France, 2015

 

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ICI POUSSAIENT LES PLANTES DE LA TOUNDRA ARCTIQUE, Ile-de-France, Rueil-Malmaison, 2015 Rayographies de paysages colonisés par les dryades octopetala durant la glaciation du Dryas Récent (10.800 à 9500 av. J.-C) Rayogram, 19 x 13 cm, Ile-de-France, 2015

 

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Arctic Toundra, Photpograph by Crystal Bennes, Lapland, 2015

 

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Arctic Toundra, Photpograph by Crystal Bennes, Lapland, 2015
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Arctic Toundra, Photograph by Crystal Bennes, Lapland, 2015

 

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The naming of Dryas Octopetala_Tom Jeffreys_2015

 

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The naming of Dryas Octopetala_Tom Jeffreys_2015

 

La dryade à huit pétales est une fleur solitaire et hermaphrodite. De la famille des Rosaceae, elle a l’apparence d’un arbrisseau nain rampant le long des reliefs glacés de la toundra arctique ou du substrat rocheux des pâturages d’altitudes.

Néanmoins de récents carottages de tourbe ont mis à jour la présence de cette plante à basses altitudes, dans l’hémisphère nord; du pollen des dryades aurait été retrouvé en France. Il daterait de la dernière grande époque de glaciation entre 12 800 et 11500 ans, avant notre ère.

De la banlieue parisienne à la Laponie, cette recherche met en perspective deux environnements. Tandis qu’Anaïs Tondeur arpenta les paysages peuplés par les dryades, il y a plus de 11.500 ans, entre Bourg-en-Bresse et le bassin parisien, la photographe Cryastal Bennes et l’ecrivain Tom Jeffreys traversèrent la toundra glacée, encore colonisée par ces plantes.

Cette exploration de l’histoire du climat est ainsi développée en regard des changements contemporains. Elle est pensée comme « un coup d’œil sur l’Histoire, un recul vers une période passée qui permet d’ouvrir une perspective sur notre époque, d’y voir davantage les problèmes qui sont les mêmes, ceux qui diffèrent ou les solutions à apporter » (Marguerite Yourcenar).

Vision qui s’éloigne de l’anthropocentrisme de notre histoire environnementale, ce projet propose une exploration des variations du climat par le point de vue d’un arbrisseau nain dans l’intenton de donner, un jour, la parole au reste du vivant.

Les Dryades est une installation développée lors de la résidence d’artiste de Anais Tondeur, auprès des chercheurs du Muséum National d’Histoire Naturelle et l’Université Pierre et Marie Curie dans le cadre du programme Demain, Le Climat.

 

LE CRI DE L’EOPHONE

Une collaboration avec Victor Turpin

Université Pierre et Marie Curie, Paris

 

Il y a 11 500ans, une vague de froid figeait l’Europe. Aux frontières de la fiction, l’installation Le Cri de l’Eophone présente les résultats d’une expédition à travers l’Atlantique. Ce périple invite à réfléchir au rôle des circulations océanique dans l’équilibre du climat.

Eophone's Whistle, Video Diptych_2015_1

Eophone's Whistle, Video Diptych_2015_2 Eophone's Whistle, Video Diptych_2015_3

 

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Still from the video installation
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Still from the video installation

 

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Eophone's Whistle, Video Diptych_2015_1Visitors Eophone's Whistle, On the traces of the Eophone_Expedition-Map_2015_2  Eophone's Whistle, On the traces of the Eophone_Expedition-Map_2015_1

Eophone's Whistle, On the traces of the Eophone_Expedition-Map_2015_3


L’Eophone (du grec, Eol: le vent ; Phone : la voix) est un instrument à la présence énigmatique. L’histoire nous apprend que le physicien et inventeur, Benjamin Thompson le largua en Atlantique tropical, en 1799.

Vingt ans plus tôt, un vaisseau revenant d’Afrique avait capturé, dans la même région, un échantillon d’eau à 1100m de profondeur dont la température était de 12°C contrastant fortement avec les 29°C de l’eau de surface. De nos jours, ce phénomène est connu sous le nom de circulation thermohaline. Les eaux chaudes des tropiques sont transportées par des courants de surface jusqu’en Arctique, où,
en raison des basses températures et du sel que rejette la glace de mer lors de sa formation, les eaux deviennent plus denses et plus salées. Elles plongent alors en profondeur et circulent lentement vers le sud.

Or, un réchauffement de la planète peut entraîner un ralentissement de cette circulation et modifier le climat. Il y a 11 500 ans, un épisode glaciaire en résulta.

Thompson aurait mis au point une sonde, l’éophone, digne d’une invention de Jules Verne qui devait enregistrer les variations de salinité et de température, à travers les siècles. Equipée d’un pavillon à l’intérieur duquel le vent s’engouffrait et la faisait siffler, son cri perçant devait attirer les marins. Cette sonde devait remonter à la surface tous les 72 ans. Or ni en 1871 ni en 1943, personne n’en retrouva trace.

Sa découverte aujourd’hui serait une source d’informations sans précédent, donnant accès à une mémoire de l’océan et par là même, du climat.? En 2015, Victor Turpin est parti à sa recherche. L’installation présente son expédition à travers l’Atlantique.

Le Cri de l’Eophone est le premier volet d’une exposition développée lors de la résidence d’artiste d’Anaïs Tondeur auprès des chercheurs du Muséum national d’histoire naturelle et l’Université Pierre et Marie Curie, dans le cadre du programme Demain, Le Climat.

L’installation est composée d’un film réalisé à partir d’images enregistrées par le navigateur Victor Turpin lors de sa traversée en solitaire de l’Océan Atlantique sur les traces de l’Eophone. Cette projection vidéo est accompagnée d’une cartographie de l’expédition ainsi que de larges dessins de l’Eophone, sonde imaginaire.

 

 

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